Ben voilà, 2017 tu tires à ta fin et j'avais un peu hâte de te voir partir. Non pas que tu fus mauvaise, tout le contraire. Tu a été l'année de ma guérison, mon deuil de ma mère s'étant terminé et j'ai enfin gagné ma bataille contre la dépression. 2017 marqua donc le retour du bon vieux Christian avec son humour omniprésent et rapide et ses quelques défauts (pour atténuer la perfection, que voulez-vous...).
Certains salueront ma résilience et je les remercie, mais je n'ai pas mené ce combat seul. J'étais bien entouré. Tout d'abord par la superbe gang de la Librairie Pantoute qui m'ont patiemment permis de redevenir le Christian d'avant. Victoria, Marc-Antoine, Donald, Ghislaine, Fernande, Marie-Andrée et le reste de l'équipe, je ne vous remercierai jamais assez. Non seulement m'avez-vous sauvé la vie, d'une certaine façon, vous me l'avez aussi redonné.
J'étais aussi bien entouré dans ma famille. Frères, neveux, nièces et cousines ont aussi joué un rôle dans mon cheminement de 2017.
Et quoiq'on dise des réseaux sociaux, ils ont souvent du bon à offrir. Pour moi ce fut des amis(es) comme Diane, Lucie, Judes, Mathieu, Nicolas, Jean-François, Tita et Bianca (pour ne nommer qu'eux...) qui étaient là, toujours avec de bons mots, autant quand ça allait bien que quand ça allait moins. À ces merveilleuses personnes s'ajoutent les Véro (ton "Fais le" a été le coup de pied au derrière dont j'avais besoin!), Louis, Martin (même sans ENH, maintenant j'y crois), Julie, Daniel, Isabelle, Marie-Soleil, France, Vincent, Marie et François (encore une fois pour ne nommer qu'eux...) C'est en grosse partie grâce à vous si je termine 2017 sur une si note si positive. Le fait que vous ayez cru en moi a fait en sorte que je crois maintenant en moi-même.
Alors oui, 2017 tu fus bonne pour moi, mais 2018 arrive et je sens une fébrilité (et un peu de peur, je l'avoue humblement) monter en moi. Car en 2018, je quitterai Québec pour Montréal afin d'y tenter ma chance et devenir script en humour. J'en rêve depuis si longtemps et même si il y a des risques que je me plante, je pourrai au moins dire que j'aurai essayé.
Je vous souhaite, à vous qui lisez ceci, une belle et bonne année 2018. Bonheur, tranquillité, de bons moments en famille et entre amis(es) et je nous souhaite à tous et à toutes la paix dans tout les sens du terme. On la mérite bien.
Christian Paquet
31 décembre 2017
dimanche 31 décembre 2017
jeudi 23 novembre 2017
La grosse décision...
Bon ben voilà, y'a quelques semaines je vous disais avoir pris une grosse décision, la voici:
Fin janvier, je quitterai mon emploi à la librairie Pantoute afin de pouvoir déménager à Montréal et si possible réorienter ma carrière vers d'autres avenues professionnelles.
Je l'avoue, j'ai la chienne. Ai-je pris la bonne décision? J'aurais peut-être dû attendre un peu, etc. C'est difficile à 52 ans de quitter le confort et la sécurité, mais j'y peux rien, quelque chose en moi m'y pousse. Si j'me casse la gueule, je pourrai au moins dire que j'ai essayé plutôt que vivre le restant de mes jours avec un sentiment de regret.
Est-ce que je vais me péter la gueule? Possible. Mais il est aussi possible que non. Présentement mes chances sont 50/50, selon moi. Chose certaine, j'assume entièrement mon choix.
Je tiens à préciser que je ne quitte pas la librairie en colère, ni en chicane (tout le contraire). Les gens qui y travaille sont extraordinaires. Ils ont tous et toutes été d'une grande patience vis-à-vis moi (car soyons francs, j'suis pas un gars très facile à gérer) et ils m'ont aidé à guérir de bien des façons. Je leur en serai éternellement reconnaissant.
mardi 18 juillet 2017
Arrivé à la croisée des chemins
Deux voies devant moi
D'un côté, mes aïeux
Qui me regardaient un peu curieux
De l'autre ma famille, mes amis
Me chuchotant "ici, ici..."
Et je restais là bien indécis
Alors vint un appel
Des mains tendues
Des bras ouverts
Y voyant un peu plus claire
J'ai salué mes aïeux
Les ai prié d'attendre un peu
J'ai choisi ma famille, mes amis
J'ai choisi la vie
;
Deux voies devant moi
D'un côté, mes aïeux
Qui me regardaient un peu curieux
De l'autre ma famille, mes amis
Me chuchotant "ici, ici..."
Et je restais là bien indécis
Alors vint un appel
Des mains tendues
Des bras ouverts
Y voyant un peu plus claire
J'ai salué mes aïeux
Les ai prié d'attendre un peu
J'ai choisi ma famille, mes amis
J'ai choisi la vie
;
vendredi 23 juin 2017
2 textes que j'ai écrit il y a déjà plus de 30 ans de cela. Mes préférés. Ce ne sont pas là des messages, mais un simple élan de nostalgie de ma part, rassurez-vous.
Et on te dit qu'on t'aime
Tout d'abord, tu viens au monde
Tant de choses à voir
Tant de chose à apprendre
Tant de choses dont ton cerveau s'inonde
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne le comprends pas
Suit de près la belle enfance
Pleine de découvertes
Pleine de surprise
Pour toi la vie n'est que belle danse
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne t'en soucies pas
Ensuite vient l'adolescence
Suites d'espoirs
Suites de déceptions
Pour toit la vie n'a aucun sens
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne le crois pas
Puis un jour tu es adulte
Tant de choses à faire
Une famille sous ton aile
Tu te sens pris dans le tumulte
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne l'entends pas
Et finalement un jour tu meurs
Encore tant de choses à voir
Encore tant de chose à dire
Mais tout de même tu pars lorsque vient ton heure
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu n'es plus là...
Un Ami
Un ami
C'est celui qui reste quand tu pleures
Qui partage tes meilleures heures
Qui cherche quand même à te défendre
Sans même souvent te comprendre
Un ami
C'est celui qu'on ne trouve pas tous les jours
Mais qui une fois trouvé, reste pour toujours
Celui sur qui tu peux compter
À qui tu confies tes craintes même infondées
Un ami
C'est celui sur qui tu t'appuies
Lorsque le soleil laisse place à la pluie
Celui qui par son sourire
Transforme tes pleurs en éclats de rire
Un ami
C'est celui qui t'aime sans vouloir te posséder
Pour qui il n'est d'amour plus solide que l'amitié
Celui qui jamais ne te quittera
Car dans ton cœur toujours il restera
Et on te dit qu'on t'aime
Tout d'abord, tu viens au monde
Tant de choses à voir
Tant de chose à apprendre
Tant de choses dont ton cerveau s'inonde
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne le comprends pas
Suit de près la belle enfance
Pleine de découvertes
Pleine de surprise
Pour toi la vie n'est que belle danse
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne t'en soucies pas
Ensuite vient l'adolescence
Suites d'espoirs
Suites de déceptions
Pour toit la vie n'a aucun sens
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne le crois pas
Puis un jour tu es adulte
Tant de choses à faire
Une famille sous ton aile
Tu te sens pris dans le tumulte
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne l'entends pas
Et finalement un jour tu meurs
Encore tant de choses à voir
Encore tant de chose à dire
Mais tout de même tu pars lorsque vient ton heure
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu n'es plus là...
Un Ami
Un ami
C'est celui qui reste quand tu pleures
Qui partage tes meilleures heures
Qui cherche quand même à te défendre
Sans même souvent te comprendre
Un ami
C'est celui qu'on ne trouve pas tous les jours
Mais qui une fois trouvé, reste pour toujours
Celui sur qui tu peux compter
À qui tu confies tes craintes même infondées
Un ami
C'est celui sur qui tu t'appuies
Lorsque le soleil laisse place à la pluie
Celui qui par son sourire
Transforme tes pleurs en éclats de rire
Un ami
C'est celui qui t'aime sans vouloir te posséder
Pour qui il n'est d'amour plus solide que l'amitié
Celui qui jamais ne te quittera
Car dans ton cœur toujours il restera
lundi 1 décembre 2014
Le gène “Candide”
Je me rend compte que certaines
personnes ont le gène Candide. Ceux et celles qui ont lu Voltaire
me comprendront. Pour les autres, Candide est un personnage de roman
pour qui tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des monde. Candide pratique l'optimisme extrême et les gens qui ont le gène
Candide font de même. Peu importe les tuiles qui leur tombent sur la
tête, tout va toujours bien. La voiture brise? C'est pas grave, c'est l'occasion de prendre une marche! Ils se font une entorse en marchant? C'est pas grave, ils ont toujours rêvé de marché avec des béquilles! Ces gens sont toujours heureux. Ils ont
toujours le sourire accroché au visage peu importe ce qui arrive.
Moi, ce fameux gène, je ne l'ai pas.
J'ai plutôt hérité du gène “réaliste” : quand ça va bien, je
sais le reconnaître, mais quand ça va mal aussi. Ce n'est pas par
manque d'effort de ma part. J'essaie tant bien que mal de rester
positif, mais rendu à un certain point, ça lâche et je me rend à
l'évidence : ça va tout simplement mal. De prétendre autrement
serait hypocrite de ma part, envers les autres et surtout envers
moi-même.
Comme ce que je vis présentement, par
exemple. J'espérais vraiment décrocher le poste au CLSC, mais non, je ne l'aurai pas. Disons donc que le moral n'est pas au beau fixe et que les
choses ne vont pas très bien. Un p'tit peu tanné des tuiles sur la tête, je vous avoue humblement.
Oui, j'ai un petit emploi pour le moment (je travaille comme
caissier dans un Dollarama pour la période des fêtes - 40 heures/semaine debout devant une caisse enregistreuse), mais soyons
franc, je ne nagerai pas dans le cash à Noël. J'ignore même si je
pourrai me payer un petit cadeau de moi à moi avec beaucoup d'amour.
Mais bon, pour le moment j'ai un emploi et c'est déjà ça, je ne
me plaindrai pas trop (vous voyez, je sais reconnaître les bonnes choses quand elles arrivent!). Par contre, je n'ai pas très hâte au mois
de janvier qui risque fort d'être assez pénible. Dieu sait que
janvier n'est pas le mois idéal pour la recherche d'emploi. C'est
bien connu qu'en janvier les choses se tranquillisent partout.
Et j'ai beau essayé de me répéter en
mantra que les choses vont aller mieux, rien
n'y fait. Ça ne colle pas car je n'ai pas le gène Candide. Alors
oui, je suis inquiet pour mon avenir. Oui, j'ai peur de finir mes
jours sur le BS. J'ai 49 ans, j'ai de bonnes raisons d'avoir cette
peur. Oui, j'ai peur de ne pas me retrouver un emploi (un bon emploi qui paye raisonnablement), oui j'ai peur
de tout perdre et de me retrouver à la rue. Oui je sais, j'ai ma famille et mes amis(es), mais ils ne peuvent m'aider que jusqu'à un certain point, soyons réaliste, s.v.p.
Oh, je ne dis pas que je ne serai jamais heureux. Je crois encore, malgré tout, que j'ai droit au bonheur comme tout le monde. Mais présentement, ça ne va pas bien et je suis incapable de voir les choses autrement.
Oh, je ne dis pas que je ne serai jamais heureux. Je crois encore, malgré tout, que j'ai droit au bonheur comme tout le monde. Mais présentement, ça ne va pas bien et je suis incapable de voir les choses autrement.
Alors désolé pour ceux et celles qui aimeraient me voir constamment heureux et enjoué. Que voulez-vous? Au risque de me répéter, je n'ai pas le gène de Candide et je ne l'aurai jamais.
samedi 18 octobre 2014
Où j'en suis partie 2.
Mis à part les textes pour ma
mère, ceci est un des textes les plus difficiles que j'ai décidé
d'écrire. Pourquoi? Parce qu'il est rempli de honte, tout simplement.
J'ai perdu mon emploi.
Voilà, c'est
dit....Et j'en ai honte. J'ai beau me dire que c'était une question
de santé, que je n'en pouvait plus (même mon médecin a trouvé ma perte de poids inquiétante) il n'en demeure pas moins que j'ai perdu mon emploi, que je
n'étais pas assez fort pour soutenir le rythme de travail de ce magasin. C'est pas une excuse, c'est un fait. Et j'en ai honte.
Je me cherche un autre emploi, mais ce
sera pour quand et qu'est-ce que je fait en attendant? Dire que mon
état financier est précaire est bien peu dire. En résumé :
j'suis dans la merde...Par ma faute, parce que je n'étais pas assez
fort pour garder ma job...et j'en ai honte.
Que vais-je faire au cours des
prochains jours? Mis à part chercher un autre emploi de façon très
intense, je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est que je suis tanné de me battre, de me débattre pour survivre. Je croyais sincèrement
j'avais moi aussi droit au bonheur et à la tranquillité, mais il
semble que non. En tout cas, pas présentement, pas pour un bout de temps encore.
Je sais que je ne le mérite probablement pas, mais
pour ce soir, évitez de me blâmer (je fais un très bon travail de ce côté, croyez-moi) et de me dire que je suis un pissou, un paresseux. Pour ce soir, laissez-moi seulement pleurer en petite boule sur mon
divan. Demain, on verra.
mercredi 15 octobre 2014
Où en suis-je?
Octobre 2014. Plus d'un an depuis le
décès de ma mère. Plus d'un an que je vogue entre deuil et
dépression, tentant tant bien que mal de garder le cap vers de
meilleurs jours, trouvant parfois une petite oasis de bonheur pour me reposer. Plus d'un an que je me perd, plus souvent
qu'autrement.
Le peu de force que j'ai me vient de
mon entourage, famille et amis(es). Ma résilience repose en vous.
C'est grâce à vous si je n'ai pas encore tout abandonné. Merci,
1000 fois merci, vous êtes la bouée qui m'aide à retrouver mon chemin, qui m'aide à me retrouver.
J'ai dit plus haut que je n'ai pas tout
abandonné, c'est vrai, mais j'ai tout de même abandonné quelques
rêves, du moins pour le moment. Faire carrière comme script
d'humour, par exemple. J'ai un germe de talent, je le reconnais,
mais je n'ai pas la rigueur de tout ces gens que j'admire tant.
Impossible pour moi de pondre des perles lorsque la dépression ou le deuil m'envahit. Certains en sont capable, moi non. Donc, pour le moment,
oublions cette idée. Plus tard peut-être, peut-être...
J'ai aussi mis une
croix sur mon rêve de déménager à Montréal. Idée saugrenue et surtout, trop compliquée pour une personne qui a peine à
avancer de par lui-même ces jours-ci. Avant même de pouvoir
déménager, j'aurais besoin de plus d'argent que j'en ai
présentement et d'un emploi à Montréal même. Au risque de me
répéter : trop compliqué. De plus, pourquoi une entreprise montréalaise
engagerait-elle un gars de Québec alors qu'il y a tant de main d'oeuvre
dans la métropole?
Oui, j'ai encore des plans pour le
futur, mais ils sont un peu plus réalistes: Tenter d'améliorer ma
situation afin de passer de “survivre” à “vivre” tout
simplement. "Tout simplement", oui... ironie frôlant le sarcasme, car ce semble être tout sauf simple, pour être franc.
J'en déçois peut-être certains(es)
parmi vous. Désolé. Je préfère visé moins haut
afin d'augmenter mes chances de réussir et surtout, moins me
décevoir.
Alors voilà, c'est à peu près là où
j'en suis. N'ayez crainte, je continuerai sans doute de blaguer sur
Twitter, mais juste pour m'amuser et surtout VOUS amuser et non
dans l'espoir d'une quelconque carrière. L'espoir est une denrée rare chez moi et je préfère la ménager.
Merci de me lire, merci de comprendre
À bientôt.
Christian Paquet
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