Montréal, tu m'as fait mal.
J'avais tant d'espoir qu'on serait ensemble cet été que certains jours, je dansais joue contre joue avec la certitude.
Et j'ai essayé, oui j'ai tout essayé, humour, travail de bureau, fonction publique, service à la clientèle, je t'ai envoyé des CV comme un amant fou envoie des lettres d'amour.
Tu m'as à peine remarqué, daignant parfois de timides "bonjour", "non merci" et "Christian, t'es fin, mais j'préfère qu'on reste amis".
Je me voyais passant mes soirées avec toi, partageant un p'tit café rue St-Denis ou Avenue Mont-Royal pour ensuite retourner à mon petit appartement tranquille, saluant le voisinage d'un sourire de satisfaction. En bon montréalais, je m'entendais aussi parfois sacrer contre ton Métro en panne, tes rues bloquées et tes nombreux détours.
Je me voyais souvent méandrant au travers de tes nombreux Festivals, participant à ton économie en dépensant ma petite paye en livres, musique et maintes sorties.
Je me voyais travaillant dans le domaine de l'humour, mais lui non plus n'a pas voulu de moi. Je ne lui en veux pas (ok, je ne lui en veux pas trop...) J'ai un certain talent, mais avec l'École Nationale de l'Humour, c'est pas le talent qui manque. Encore quelques années il y aura probablement parité: un script/humoriste pour chaque membre du public. Le milieu est contingenté et il faut savoir se faire un nom, savoir se démarquer et il semble me manquer ce petit quelque chose que possèdent ceux et celles qui en font carrière. Quelques bons punchs de temps à autres sur Twitter, c'est bien, mais puncher dans le mille à tout coup, c'est mieux, je le réalise bien, n'aie crainte.
Alors Montréal, j'espère que tu comprendras si pendant quelques temps je me tiendrai loin de toi et de tes attraits. Pas de visite cette année, ne serait-ce que pour une journée. Ce serait comme visiter une femme que j'aime alors qu'elle file le parfait bonheur avec son nouvel amant.
À un de ces quatre, peut-être...
Montréal, tu n'as pas voulu de moi et tu m'as fait mal.
mercredi 27 juin 2018
lundi 30 avril 2018
En guise d'explication
Certains d'entre vous on sûrement trouvé ma réaction des derniers jours un peu intense. Elle l'était. Le fait est que je suis un hypersensible et que j'ai encore parfois des épisodes dépressifs. Une combinaison qui n'est pas exactement facile à gérer, croyez-moi. Le résultat est le suivant : ce qui serait une simple déception pour la plupart d'entre vous est multiplié par 10 en ce qui me concerne.
Je sais que je pourrais demander à mon médecin d'ajuster mes médicaments afin que ça n'arrive plus, mais voilà, je préfère passer par ces moments très pénibles plutôt qu'être tellement "geler" que j'en oublierais les bons. De plus même si mon hypersensibilité me joue des tours, elle me permet aussi d'être un ami qui a de l'écoute et je ne voudrais perdre ça pour rien au monde.
Je sais que je pourrais demander à mon médecin d'ajuster mes médicaments afin que ça n'arrive plus, mais voilà, je préfère passer par ces moments très pénibles plutôt qu'être tellement "geler" que j'en oublierais les bons. De plus même si mon hypersensibilité me joue des tours, elle me permet aussi d'être un ami qui a de l'écoute et je ne voudrais perdre ça pour rien au monde.
samedi 20 janvier 2018
Trump : a year in power
Trump has been in power for a year and
what have we learned?
- That world leaders with bad haircuts are usually trigger-happy dumbfucks.
- That the White house has never been so white.
- That your neighbor Fred can sing... Ok, he can chant right wing white supremacist slogans, actually.
- That scandals will get you in the White House but won't necessarily get you out of it.
- That “shithole” is now a geography term.
- That world war III is no longer something you hear about in sci-fi movies or sci-fi novels .
- That a lie is no longer something that is wrong or erroneous, but simply something the President doesn't like.
- That just when you think the President can't do/say anything worse, he usually does.
Finally, the only really positive thing in this list: - That Women can really kick ass (or should I say balls?) #MeToo
dimanche 31 décembre 2017
Au revoir et merci 2017! Salut 2018!
Ben voilà, 2017 tu tires à ta fin et j'avais un peu hâte de te voir partir. Non pas que tu fus mauvaise, tout le contraire. Tu a été l'année de ma guérison, mon deuil de ma mère s'étant terminé et j'ai enfin gagné ma bataille contre la dépression. 2017 marqua donc le retour du bon vieux Christian avec son humour omniprésent et rapide et ses quelques défauts (pour atténuer la perfection, que voulez-vous...).
Certains salueront ma résilience et je les remercie, mais je n'ai pas mené ce combat seul. J'étais bien entouré. Tout d'abord par la superbe gang de la Librairie Pantoute qui m'ont patiemment permis de redevenir le Christian d'avant. Victoria, Marc-Antoine, Donald, Ghislaine, Fernande, Marie-Andrée et le reste de l'équipe, je ne vous remercierai jamais assez. Non seulement m'avez-vous sauvé la vie, d'une certaine façon, vous me l'avez aussi redonné.
J'étais aussi bien entouré dans ma famille. Frères, neveux, nièces et cousines ont aussi joué un rôle dans mon cheminement de 2017.
Et quoiq'on dise des réseaux sociaux, ils ont souvent du bon à offrir. Pour moi ce fut des amis(es) comme Diane, Lucie, Judes, Mathieu, Nicolas, Jean-François, Tita et Bianca (pour ne nommer qu'eux...) qui étaient là, toujours avec de bons mots, autant quand ça allait bien que quand ça allait moins. À ces merveilleuses personnes s'ajoutent les Véro (ton "Fais le" a été le coup de pied au derrière dont j'avais besoin!), Louis, Martin (même sans ENH, maintenant j'y crois), Julie, Daniel, Isabelle, Marie-Soleil, France, Vincent, Marie et François (encore une fois pour ne nommer qu'eux...) C'est en grosse partie grâce à vous si je termine 2017 sur une si note si positive. Le fait que vous ayez cru en moi a fait en sorte que je crois maintenant en moi-même.
Alors oui, 2017 tu fus bonne pour moi, mais 2018 arrive et je sens une fébrilité (et un peu de peur, je l'avoue humblement) monter en moi. Car en 2018, je quitterai Québec pour Montréal afin d'y tenter ma chance et devenir script en humour. J'en rêve depuis si longtemps et même si il y a des risques que je me plante, je pourrai au moins dire que j'aurai essayé.
Je vous souhaite, à vous qui lisez ceci, une belle et bonne année 2018. Bonheur, tranquillité, de bons moments en famille et entre amis(es) et je nous souhaite à tous et à toutes la paix dans tout les sens du terme. On la mérite bien.
Christian Paquet
31 décembre 2017
Certains salueront ma résilience et je les remercie, mais je n'ai pas mené ce combat seul. J'étais bien entouré. Tout d'abord par la superbe gang de la Librairie Pantoute qui m'ont patiemment permis de redevenir le Christian d'avant. Victoria, Marc-Antoine, Donald, Ghislaine, Fernande, Marie-Andrée et le reste de l'équipe, je ne vous remercierai jamais assez. Non seulement m'avez-vous sauvé la vie, d'une certaine façon, vous me l'avez aussi redonné.
J'étais aussi bien entouré dans ma famille. Frères, neveux, nièces et cousines ont aussi joué un rôle dans mon cheminement de 2017.
Et quoiq'on dise des réseaux sociaux, ils ont souvent du bon à offrir. Pour moi ce fut des amis(es) comme Diane, Lucie, Judes, Mathieu, Nicolas, Jean-François, Tita et Bianca (pour ne nommer qu'eux...) qui étaient là, toujours avec de bons mots, autant quand ça allait bien que quand ça allait moins. À ces merveilleuses personnes s'ajoutent les Véro (ton "Fais le" a été le coup de pied au derrière dont j'avais besoin!), Louis, Martin (même sans ENH, maintenant j'y crois), Julie, Daniel, Isabelle, Marie-Soleil, France, Vincent, Marie et François (encore une fois pour ne nommer qu'eux...) C'est en grosse partie grâce à vous si je termine 2017 sur une si note si positive. Le fait que vous ayez cru en moi a fait en sorte que je crois maintenant en moi-même.
Alors oui, 2017 tu fus bonne pour moi, mais 2018 arrive et je sens une fébrilité (et un peu de peur, je l'avoue humblement) monter en moi. Car en 2018, je quitterai Québec pour Montréal afin d'y tenter ma chance et devenir script en humour. J'en rêve depuis si longtemps et même si il y a des risques que je me plante, je pourrai au moins dire que j'aurai essayé.
Je vous souhaite, à vous qui lisez ceci, une belle et bonne année 2018. Bonheur, tranquillité, de bons moments en famille et entre amis(es) et je nous souhaite à tous et à toutes la paix dans tout les sens du terme. On la mérite bien.
Christian Paquet
31 décembre 2017
jeudi 23 novembre 2017
La grosse décision...
Bon ben voilà, y'a quelques semaines je vous disais avoir pris une grosse décision, la voici:
Fin janvier, je quitterai mon emploi à la librairie Pantoute afin de pouvoir déménager à Montréal et si possible réorienter ma carrière vers d'autres avenues professionnelles.
Je l'avoue, j'ai la chienne. Ai-je pris la bonne décision? J'aurais peut-être dû attendre un peu, etc. C'est difficile à 52 ans de quitter le confort et la sécurité, mais j'y peux rien, quelque chose en moi m'y pousse. Si j'me casse la gueule, je pourrai au moins dire que j'ai essayé plutôt que vivre le restant de mes jours avec un sentiment de regret.
Est-ce que je vais me péter la gueule? Possible. Mais il est aussi possible que non. Présentement mes chances sont 50/50, selon moi. Chose certaine, j'assume entièrement mon choix.
Je tiens à préciser que je ne quitte pas la librairie en colère, ni en chicane (tout le contraire). Les gens qui y travaille sont extraordinaires. Ils ont tous et toutes été d'une grande patience vis-à-vis moi (car soyons francs, j'suis pas un gars très facile à gérer) et ils m'ont aidé à guérir de bien des façons. Je leur en serai éternellement reconnaissant.
mardi 18 juillet 2017
Arrivé à la croisée des chemins
Deux voies devant moi
D'un côté, mes aïeux
Qui me regardaient un peu curieux
De l'autre ma famille, mes amis
Me chuchotant "ici, ici..."
Et je restais là bien indécis
Alors vint un appel
Des mains tendues
Des bras ouverts
Y voyant un peu plus claire
J'ai salué mes aïeux
Les ai prié d'attendre un peu
J'ai choisi ma famille, mes amis
J'ai choisi la vie
;
Deux voies devant moi
D'un côté, mes aïeux
Qui me regardaient un peu curieux
De l'autre ma famille, mes amis
Me chuchotant "ici, ici..."
Et je restais là bien indécis
Alors vint un appel
Des mains tendues
Des bras ouverts
Y voyant un peu plus claire
J'ai salué mes aïeux
Les ai prié d'attendre un peu
J'ai choisi ma famille, mes amis
J'ai choisi la vie
;
vendredi 23 juin 2017
2 textes que j'ai écrit il y a déjà plus de 30 ans de cela. Mes préférés. Ce ne sont pas là des messages, mais un simple élan de nostalgie de ma part, rassurez-vous.
Et on te dit qu'on t'aime
Tout d'abord, tu viens au monde
Tant de choses à voir
Tant de chose à apprendre
Tant de choses dont ton cerveau s'inonde
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne le comprends pas
Suit de près la belle enfance
Pleine de découvertes
Pleine de surprise
Pour toi la vie n'est que belle danse
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne t'en soucies pas
Ensuite vient l'adolescence
Suites d'espoirs
Suites de déceptions
Pour toit la vie n'a aucun sens
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne le crois pas
Puis un jour tu es adulte
Tant de choses à faire
Une famille sous ton aile
Tu te sens pris dans le tumulte
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne l'entends pas
Et finalement un jour tu meurs
Encore tant de choses à voir
Encore tant de chose à dire
Mais tout de même tu pars lorsque vient ton heure
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu n'es plus là...
Un Ami
Un ami
C'est celui qui reste quand tu pleures
Qui partage tes meilleures heures
Qui cherche quand même à te défendre
Sans même souvent te comprendre
Un ami
C'est celui qu'on ne trouve pas tous les jours
Mais qui une fois trouvé, reste pour toujours
Celui sur qui tu peux compter
À qui tu confies tes craintes même infondées
Un ami
C'est celui sur qui tu t'appuies
Lorsque le soleil laisse place à la pluie
Celui qui par son sourire
Transforme tes pleurs en éclats de rire
Un ami
C'est celui qui t'aime sans vouloir te posséder
Pour qui il n'est d'amour plus solide que l'amitié
Celui qui jamais ne te quittera
Car dans ton cœur toujours il restera
Et on te dit qu'on t'aime
Tout d'abord, tu viens au monde
Tant de choses à voir
Tant de chose à apprendre
Tant de choses dont ton cerveau s'inonde
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne le comprends pas
Suit de près la belle enfance
Pleine de découvertes
Pleine de surprise
Pour toi la vie n'est que belle danse
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne t'en soucies pas
Ensuite vient l'adolescence
Suites d'espoirs
Suites de déceptions
Pour toit la vie n'a aucun sens
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne le crois pas
Puis un jour tu es adulte
Tant de choses à faire
Une famille sous ton aile
Tu te sens pris dans le tumulte
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu ne l'entends pas
Et finalement un jour tu meurs
Encore tant de choses à voir
Encore tant de chose à dire
Mais tout de même tu pars lorsque vient ton heure
Et on te dit qu'on t'aime
On te dit qu'on t'aime
Mais tu n'es plus là...
Un Ami
Un ami
C'est celui qui reste quand tu pleures
Qui partage tes meilleures heures
Qui cherche quand même à te défendre
Sans même souvent te comprendre
Un ami
C'est celui qu'on ne trouve pas tous les jours
Mais qui une fois trouvé, reste pour toujours
Celui sur qui tu peux compter
À qui tu confies tes craintes même infondées
Un ami
C'est celui sur qui tu t'appuies
Lorsque le soleil laisse place à la pluie
Celui qui par son sourire
Transforme tes pleurs en éclats de rire
Un ami
C'est celui qui t'aime sans vouloir te posséder
Pour qui il n'est d'amour plus solide que l'amitié
Celui qui jamais ne te quittera
Car dans ton cœur toujours il restera
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